Face aux juges, une ombre d’inégalité:

1912 est la première année à laquelle les femmes se montre candidates au JO. Néanmoins ce n’a été que le début d’une lutte rude pour l’égalité des femmes dans le sport, qui malheureusement persiste encore aujourd’hui. A travers un portrait d’une joueuse paralympique et d’une interview d’une skieuse free-style, on verra leurs avis et comment elles s’en sont sorti dans un milieu si compétitif.

Figure majeure du handisport français, Marie-Amélie Le Fur s’est illustrée aux Jeux
paralympiques avec un palmarès exceptionnel. En quatre participations (de 2008 à 2021), elle a remporté 9 médailles paralympiques, dont 3 en or, 4 en argent et 2 en bronze.
Spécialiste du sprint et du saut en longueur, elle détient aussi des titres mondiaux et des records, notamment sur 400 mètres et en longueur. Mais au-delà de ses performances, son parcours met en lumière des inégalités persistantes. Par exemple, lors des Jeux paralympiques de Paris 2024, les femmes ne représentaient qu’environ 34 % de la délégation française, et elles n’ont remporté que 3 des 19 médailles d’or françaises.

marie-amelie lz fure apres passage


Engagée, Marie-Amélie Le Fur est devenue en 2018 présidente du Comité paralympique et sportif français. Elle y défend une meilleure égalité entre sportives et sportifs, notamment en termes de moyens, de visibilité et de reconnaissance. Son parcours montre à la fois une réussite sportive mesurable a travers de nombreuses médailles, plusieurs records et titres et un combat toujours actuel pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans le sport.

Dans le monde du ski freestyle olympique de haut niveau, la question d’inégalité de genre reste présente, même si des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années. Le témoignage d’Amihan Rabe représentant les Philippines aux JO 2025, met en lumière une réalité nuancée, entre avancées vers l’égalité et obstacles persistants.

Amihan Rabe avant son passage

Même si, dans son cas, elle dit ne pas avoir été victime de grosses discriminations, elle dit néanmoins voir les coachs avoir une claire préférence pour les hommes, la rendant désavantagée. Elle dit :

“It doesn’t happen very often, but I do see my coaches preferring to coach the guys in my club instead of me.”

Elle dit se sentir exclue, même étant amie avec ses coéquipiers, souvent se résolvant à s’entraîner seule et à l’écart, rendant son parcours encore plus compliqué.
En termes d’équipement, elle dit avoir du mal à trouver du matériel :

“most clubs and organisations put more effort into their male athletes than women athletes. In shops, there are more choices for men to pick their equipment than women. It just shows that the dominance of men in this sport is prominent and women are often sidelined.”

Rendant la pratique du sport compliquée et souligne davantage la domination masculine au sein des sports d’hiver.

Néanmoins, elle déclare voir une grande progression, soulignée lors des Jeux Olympiques, et que c’est une opportunité d’inspirer des générations à venir:

“It showcases us that all genders belong in all sports.”

Noah Prelat, Erica Naberhuis, Nell Monchant, Leia Perol, Ihab Mari Oili