Dans un monde où des groupes numériques tels qu’Anonymous imposent une anarchie numérique sur Internet afin de faire prospérer leurs idéologies, le simple internaute se retrouve au milieu d’une guerre numérique destructrice de données et déstabilisant les institutions.
Le web est devenu un terrain de guerre immense et presque sans aucune règle. Le collectif Anonymous infiltre les réseaux pour diffuser ses idées. Ils agissent sans aucune autorisation officielle, défiant ouvertement le droit international actuel. «L’information veut être libre, nous brisons les verrous pour le prouver», cette idéologie leur justifie donc totalement le piratage des bases de données.
Leurs premiers pas sur 4chan
Tout a commencé en 2008 sur le forum 4chan. Cette plateforme de jeu était le berceau de ces hackers. Au départ, c’était juste un rassemblement de joueurs pour s’amuser (notamment habiller les personnages tout en costard noir, ou encore bloquer certains accès du jeu aux autres joueurs). Très vite, certains utilisateurs ont appris à coder. Ils ont alors transformé leurs compétences techniques en armes de contestation politique massive. Le mouvement y est donc né, d’un simple jeu dans l’anonymat absolu.
De plus, Gabriella Coleman explique que les Anonymous sont un collectif de hackers et d’activistes qui utilisent l’anonymat pour défendre la liberté d’expression et lutter contre la censure. Dans son livre « Anonymous : Hacker, activiste, faussaire, mouchard, lanceur d’alerte », elle explique que les Anonymous ne sont pas juste un groupe homogène, mais une communauté diverse d’à travers le monde entier sur Internet. Elle écrit : «Anonymous n’est pas une organisation, mais une identité partagée que n’importe qui peut revendiquer ». Cette citation montre que l’anonymat est une force pour eux, car il permet une grande liberté d’action tout en rendant plus difficile de les retrouver et donc de les juger pour ce qu’ils ont fait.
Protéger ses données, les conseils de l’A.N.S.S.I.
Le citoyen se retrouve donc souvent pris en otage dans ce conflit. Pour survivre face à tous ces vols de données, l’A.N.S.S.I. (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) conseille les gens pour protéger leurs données. Tels qu’en créant des mots de passe uniques, en créant une double authentification, en mettant à jour les logiciels, en sauvegardant les données importantes sur une clé USB, ou par exemple en évitant d’ouvrir des pièces jointes douteuses ou encore en installant des anti-virus qui pourrait décourager les hackers.
L’anarchie comme arme de changement
Les Anonymous ne veulent pas détruire le monde, ils veulent le changer pour le faire correspondre à leurs idées, ou alors en demandant des rançons pour gagner de l’argent. En provoquant ce chaos, ils obligent les personnes influentes à réagir très vite (Gouvernements et directeurs de grandes entreprises majoritairement). Ils jouent donc avec tout Internet sans se soucier des conséquences que cela pourrait causer à des institutions publiques importantes (notamment envers les hôpitaux impactés par ces attaques par exemple). Le piratage reste une chose illégale, même si les différentes causes qu’ils défendent semblent bien pour certaines personnes, ils possèdent notamment un compte X (anciennement Twitter) suivi par 7,9 millions de personnes en 2023, ce qui montre l’engouement que certains ont pour eux.
Ils exploitent également certaines failles des réseaux sécurisés afin d’exposer les secrets d’État les plus protégés. En 2026, 85 % des infrastructures critiques sont jugées vulnérables face à eux. Toutefois, les Anonymous ne revendiquent pas tout le temps sans se faire remarquer. Certaines fois, ils attaquent et le font directement de front, notamment en Russie le 24 février 2022, d’après radiofrance.fr, le collectif a affirmé directement être en guerre contre le Kremlin afin de soutenir le peuple Ukrainien à travers des attaques informatiques contre des chaînes d’informations russes. Cela montre bien les messages qu’ils essaient de faire passer à travers des scandales médiatiques et politiques.
Il faut donc trouver un équilibre entre la transparence et la sécurité totale sur le web. Les Anonymous sont alors probablement l’une des causes d’un système qui fonctionne mal, et les échos d’une partie de la population souhaitant se faire entendre car ils peuvent potentiellement souffrir de la tyrannie de la majorité.
La guerre entre la légalité et l’anarchie sur Internet ne fait que commencer, et elle continuera probablement encore longtemps avec l’émergence des technologies nouvelles, et si les problèmes dénoncés ne sont pas résolus. Les Anonymous continueront certainement encore leurs actions pour faire comprendre au monde ce qu’ils veulent vraiment. Face à cette menace constante, le renforcement de la sécurité informatique est très important. Et la souveraineté des données informatiques dépend donc uniquement de la volonté d’Anonymous et de tous les autres hackers à ne pas briser cette frontière informatique du légal, ainsi que de tous les citoyens en faisant attention à bien protéger leurs données.
Sources :
- Guide d’hygiène informatique de l’A.N.S.S.I.
- La nouvelle ère du hacktivisme, le Monde : https://www.lemonde.fr
- Anonymous – De 4chan aux cyberattaques mondiales, Korben : https://korben.info
- Comprendre le hacktivisme : actions enjeux et impacts, Nexa Digital School : https://www.nexa.fr
- COLEMAN Gabriella, Anonymous : Hacker, activiste, faussaire, mouchard, lanceur d’alerte, « Lux » 2016
- radiofrance.fr
- Cybermalveillance.gouv.fr
- BARDEAU Fréderic, Danet Nicolas, Anonymous : peuvent-ils changer le monde ?, « Fyp », 2011.